Romain Slocombe

est un créateur aux multiples talents. Romancier, il est aussi photographe, dessinateur de BD et cinéaste. Son univers graphique d’un noir profond s’inspire du japon et du bondage et les femmes qu’il photographie sont toutes blessées mais rescapées.

Dans ses romans il place ses intrigues dans les moments sombres de notre Histoire contemporaine. Il joue alors avec les ambiguïtés de ses personnages qui, face à des événements, révèlent bien des mauvais penchants.

 

Avec L’Été 64, Romain Slocombe arpente un chemin intime et nous livre sa première histoire d’amour. Sous des faux-airs de bluette, rythmée par les refrains des années 60, il y a dans cette histoire, en creux et sous les plis de l’enfance, bien des détails qui façonnent l’auteur que l’on connaît aujourd’hui.

 

Loustal 

est un auteur de BD et un illustrateur identifiable par son trait noir, ses dessins presque naïfs et ses couleurs vives. Nombreux sont ceux qui connaissent et apprécient ses dessins et son univers. Ami du noir, il a notamment illustré l’œuvre de Simenon et collaboré avec de nombreux auteurs dont il illustrera les récits en BD. 

Pour L’Été 64, Loustal crée une image simple et forte, un soir de bord de plage, et donne à voir une enfance qui s’élance.

Jean Rouaud

L’œuvre de Jean Rouaud est imposante. Depuis la parution de son premier roman Les champs d’honneur publié aux éditions de Minuit en 1990 et prix Goncourt, il bâtit un édifice littéraire sous forme de cycles. Écrivain du temps qui passe, il conduit ses lecteurs dans les méandres de sa jeunesse avec le cycle Le livre des morts et nous entraîne depuis 2011 dans son cycle La vie poétique dont le dernier titre Kiosque vient de paraître aux éditions Grasset. 

Pour son Petit Écart, Jean Rouaud a souhaité rassembler 5 textes dont un inédit sous le titre de Plumes et goudron. Ce titre, aux consonances western, il l’explique ainsi : « Plumes parce que c’est de l’écriture, goudron parce que c’est mettre les mains dans le cambouis, et plumes et goudrons parce qu’il y en a qui le méritent. ». 

Indéniablement politique, ce livre est celui d’un homme qui dit son mot sur les affaires du monde.

 

 

Edmond Baudoin

L’encre de chine et le pinceau sont les meilleurs amis d’Edmond Baudoin et l’on reconnaît très vite la poésie et la vitalité de son trait. On lui doit de nombreuses BD éditées à l’Association ou chez Futuropolis et les amateurs de polar se souviennent du remarquable Quatre fleuves de Fred Vargas qu’il avait mis en images.

Optimiste contrarié, Edmond s’indigne souvent du manque de générosité de notre humanité.

Pour Plumes et goudron il nous propose cette nature morte d’un arbre déraciné, dont on espère que la vie renaîtra.

Marin Ledun

est un héritier du néopolar et du « roman noir violent ». Dans ses romans il pose la question des limites du progrès et de la maîtrise des corps dans la société industrielle. Docteur en communication politique, il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur les nouvelles technologies et la sociologie du travail.

Il écrit également des pièces radiophoniques pour France Culture.

Avec Mon ennemi intérieur, Marin Ledun nous livre une analyse intime du rôle de l'écrivain aujourd'hui et de la place du roman noir dans notre société.

 

 

Léopold Scigala

Léopold est peintre.

Au milieu de sa maison-atelier, où les enfants fourmillent et s‘agitent, il pose ses cadres sur son chevalet et impose la force de sa peinture à l’huile. Ses œuvres happent, l’air de rien. Appartements vides, bocaux hermétiquement fermés, piquet de clôture dans une lande … un point commun : le silence.

Pour Mon ennemi intérieur, c’est devant le miroir, le regard fouillant l’intime, sans ciller, qu’il a fait naître ce lavis. 

Patrick Pécherot

est un auteur du noir, buveur de thé, amateur de bière et de whisky.

Son écriture, à l’image de ses boissons favorites, est à la fois poétique, populaire et exigeante.

Curieux et militant, il situe ses intrigues au cœur des événements de notre mémoire collective. De la commune à l’entre-deux guerres en passant par les mouvements anarchistes, c’est toujours du côté des petites gens qu’il propose de revisiter notre Histoire commune.

Avec Lettre à B. Patrick Pécherot nous emmène dans le Brest occupé de la seconde guerre mondiale et choisit pour nous guider la Barbara de Jacques Prévert. Au détour de la rue de Siam, les silhouettes de Gabin et de Morgan se dessinent, la vie en rose vire au noir et blanc, la pluie tombe sur les décombres et les souvenirs s’en mêlent.

Pour découvrir son univers 

 

Michel Julliard

est installé en Aveyron depuis plus de 30 ans.

La rencontre avec les artistes de la figuration libre a profondément marqué son travail.

Son style aux détails très travaillés, généralement tracés à la plume sergent major, et l'utilisation de symboles et de figures animales ou humaines font penser aux peintures tribales.

Le Mail Art est également au cœur de sa création. La correspondance avec des poètes et des écrivains est devenue une activité quotidienne qui lui a permis d’imaginer et d’éditer des livres uniques (d’artistes) avec des éditeurs typographes.

A bien des égards son travail résonne avec les mots de Patrick Pécherot. Pour Lettre à B. il nous propose une illustration au trait où l’amour se vit sous l’œil désabusé du poète.

Pour découvrir son univers

Pascal Dessaint

Pascal Dessaint est un auteur de romans noirs. Son écriture à hauteur d’homme révèle souvent la fragilité des êtres sur fond de questions sociales et environnementales. 

 

Ses romans sont publiés chez Rivages et plusieurs d’entre eux ont été récompensés (Prix mystère de la critique, Grand prix de la littérature policière, Prix du roman noir français).

 

Avec La trace du héron il s’autorise un pas de côté et nous offre le récit intime et poétique de ses balades des bords de Loire et de Garonne. Une invitation à se glisser dans les méandres d’une pensée peuplée d’oiseaux et d’écrivains.

Pour découvrir son univers : Pascal Dessaint

Sophie Fougy

Sophie Fougy est une artiste du trait, et même du petit trait.

Amoureuse des cartes (géographiques ou mentales) elle dessine avec de fins outils qui grattent, effleurent ou impriment la page.

Son imaginaire est peuplé de rivières, de montagnes et d’animaux parfois étrangement humains.

Mais le dessin n’est pas la seule corde de son arc. Plasticienne, elle explore en volume sa pensée et crée des personnages-costumes de mousse, de fourrure ou de tissus. Des « hommes-manches » à « la femme poisson » en passant par le singulier « costume de plumes » les matières endossées s’animent et nous dévoilent leurs âmes.

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